Jésus, ayant voyager
Tout l'été,
Se trouva fort dépourvue
Quand la bise fut venue.
Pas un seul petit morceau
De pain ou de veau.
Il alla crier famine
Chez la fourmi sa voisine,
La priant de lui prêter
Quelque pain pour subsister
Jusqu'à la saison nouvelle.
« Je vous paierai, lui dit-il,
Avant l'août, foi d’humains,
Intérêt et principal. »
La Fourmi n'est pas prêteuse ;
C'est là son moindre défaut.
« Que faisiez-vous au temps chaud ?
Dit-elle à cette emprunteuse.
-Nuit et jour à tout venant
Je voyageait, ne vous déplaise.
-Vous voyagiez ? J’en suis fort aise.
Eh bien ! Multiplier maintenant. »
dimanche 27 mai 2007
Jésus et la fourmi
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